La redécouverte de la meulière de la Combe de Lamaron

* COMMENT UN PETIT TRÉSOR DU PATRIMOINE BOLLÉNOIS EST SORTI DE L’OUBLI !*

Fin 2016, le propriétaire d’un terrain signale fortuitement à notre Président Claude Dalmas l’existence de deux grottes difficiles d’accès et dissimilées par la végétation dans la combe de Lamaron.

Ni le Président, ni les membres de l’association n’ont connaissance de ces cavernes. Gérard Dumarcher et Robert Andrieu, décident de se rendre sur les lieux guidés par l’indicateur. Sur place à leur surprise, ils identifient une carrière d’extraction de grandes meules exploitant une couche de grés siliceux.

Cette carrière est divisée en plusieurs ateliers, soit à l’air libre, soit dans des cavités. Les empreintes de dizaines de meules déjà extraites ou inachevées sont visibles. À l’évidence l’exploitation de ce gisement est abandonnée depuis fort longtemps, probablement depuis plusieurs siècles.

Il y a quelques années, les cavités ont servi de refuge à un marginal qui en abandonnant les lieux, laisse sur place énormément de détritus de toutes sortes ; un nettoyage préalable à toute intervention est nécessaire.

Suite à cette découverte, l’association constitue un groupe de travail avec à sa tête Robert Andrieu. Ce dernier identifie les parcelles cadastrales concernant la carrière. Au nombre de trois dont les coordonnées GPS sont relevées, elles appartiennent à des propriétaires différents. Le groupe de travail fait découvrir à ces derniers l’existence et la localisation exacte de l’activité meulière.

Robert Andrieu passionné par cette découverte, enquête et trouve des sites comparables, en particulier celui de Saint-Quentin-la-Poterie dans le Gard qui semble-t-il exploitait la même couche géologique.

Puis il recherche des meules pouvant provenir de Barry, soit dans les exploitations agricoles, soit dans les moulins encore existants ou en ruines.

Cette prospection n’est qu’à son début, mais révèle que la plus ancienne mention d’extraction de meules sur le site de BARRY, date de l’an 1143 (Ripert Monclar : Cartulaire de la Commanderie de l’Ordre du Temple à Richerences).

Des meules de diamètres réduits supposant une utilisation manuelle, sont signalées par Rémy Comba en contrebas du site d’extraction ; celles qui pourraient provenir de la carrière de la Combe de Lamaron, sont mesurées et photographiées.

Une convention entre les propriétaires et l’association Barry-Aeria est signée, pour nettoyer et sauvegarder la meulière avec le cas échéant la faire connaître auprès des historiens et archéologues…

Beaucoup reste à faire, nous avons la volonté, mais nous manquons de moyens humains et matériels pour :

– Faire les relevés topo-cartographiques et photographiques

– Trouver les lieux de finition et d’utilisation des meules.

– Étudier leur typologie et leur époque d’extraction

– Comprendre et estimer l’impact économique de cette activité, numériser tous les documents etc.

Espérons, qu’un étudiant choisira ce sujet pour faire son mémoire de maîtrise et que des volontaires veuillent bien nous donner un coup de main pour le nettoyage à l’intérieur des grottes et de leurs abords.

Robert Andrieu

Partagez cet article sur vos réseaux !
  •  
  •  
  •  
  •  
  •